Les Simpson sous un air d’Édith Piaf : La recette du bonheur retrouvé à la Fashion Week de Paris

Les Simpson sous un air d’Édith Piaf : La recette du bonheur retrouvé à la Fashion Week de Paris

Le spectacle était permis, il a bel et bien eu lieu. Après plusieurs Fashion Weeks tronquées par la pandémie, la semaine parisienne de la mode féminine Printemps/Été 2022, qui se tenait du 27 septembre au 5 octobre, a permis de renouer pleinement avec les défilés physiques. Et par la même, de retrouver une mode enjouée appelant à sortir de nos cocons, et nous projeter vers le monde d’avant.

« Balenciaga won the Fashion Week »

C’est paradoxal, mais ce qu’on retiendra en premier lieu de cette Fashion Week majoritairement physique - 80 shows sur 97 -, c’est une présentation numérique. L'œuvre de l’inévitable Balenciaga : déjà parmi les plus habiles lors de la période de digitalisation forcée, la Maison a cette fois surpris son monde en faisant défiler… les Simpson.

 L’apothéose d’un show en deux étapes, débuté par une cérémonie tapis rouge en trompe l'œil où célébrités, mannequins et membres de la marque se succédaient sans qu’on sache quel look appartenait réellement à la collection. Tous se sont ensuite réunis pour assister à un épisode de la fameuse série, dont les personnages défilent en Balenciaga au sein d’un récit humoristique jouant des clichés de la mode et de la France. « Balenciaga won the Fashion Week », s’exclament les critiques.

La vie en rose

Parmi les stéréotypes de la vidéo Balenciaga x Les Simpson réside le classique d’Édith Piaf ‘La vie en rose’, qu’on peut ériger en bande-son de cette Fashion Week. Là où les dernières éditions - Femme comme Homme, d’ailleurs - faisaient la part belle au cocooning avec des pièces réconfortantes, le retour du physique a rompu avec cette dynamique pour instaurer un renouveau d’enthousiasme. Justement incarné par la couleur rose.

Rose bonheur, rose romance, rose candeur. Comme la promesse de lendemains meilleurs, qui ressembleront aux jours d’avant. Dans son sillage, les teintes vives ont le vent en poupe, et ravivent des esthétiques tranchées. Le vestiaire Dior s’inspire des sixties psychédéliques, ceux de Saint Laurent et Chanel des années 80 du disco, quand Louis Vuitton se la joue bal masqué et Givenchy rock & roll.

C’est un air de fête qui a flotté sur cette Fashion Week, sublimé par les mises en scène à l’instar du spectacle aux 6000 spectateurs orchestré par Balmain. Aux couleurs se sont ajoutés les imprimés, des franges, broderies, plumes ou bijoux clinquants. Loewe et LV réinventent la robe plastron, Chanel fait du maillot de bain des tenues de soirée. Les corps se montrent ou s’extrapolent, glissent en talons vertigineux qu’on imagine claquer au rythme du standard de La Môme.

De la joie de porter des sneakers audacieuses

Si cette Fashion Week a surtout marché en escarpins - qui n’ont pas manqué de fun à l’image de Loewe et ses talons aux formes d'œuf, bougie ou… rose -, les sneakers n’ont pas été en reste. Et c’est encore Balenciaga qui a défrayé la chronique, entre des Crocs, des runnings à la semelle pneu et une chaussure effilée notamment endossée par Offset.

Sur le chemin de l’extravagance, Balmain aura également marqué les esprits par le biais d’une Slide paquebot, de même que Givenchy avec une slip-on so YEEZY.

On aura même noté quelques collaborations. Lanvin remporte la palme de l’originalité avec sa skateshoe Cub Batman, tandis que COMME des GARÇONS poursuit son équipée avec Salomon pour une nouvelle salve de paires techniques, et que Miu Miu s’allie à New Balance autour de 574 à la finition effilochée.

De la tête aux pieds et du début à la fin, imaginée en hommage au regretté Alber Elbaz, cette Fashion Week s’est avérée rafraîchissante. Après quelques saisons rassurantes, cette édition féminine Printemps/Été 2022 sonne comme la mélodie d’un bonheur retrouvé. Et nous parle, tout sauf tout bas, d’une vie en rose.

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